Le chemin de traverse

Le chemin de traverse relate le voyage à travers la montagne de Idir, un jeune agriculteur du village de Tajgouts, qui doit écouler clandestinement sa production de feuilles de tabac à priser. Un périple périlleux et mouvementé qui s’achève – ou prend un autre cours  – dans la nuit du 31 octobre au 1er novembre 1954, par un coup de fusil annonciateur d’un ordre nouveau.

Né en août  1946, dans l’impasse Farina au centre de la Casbah d’Alger, l’auteur a passé au village de Kalâa Nath Abbas une partie de son enfance. Durant la guerre de libération, début 1959, le village est déclaré zone interdite et  ses habitants sont évacués par camions militaires vers Bordj Bou Arreridj. L’adolescence de Khaled se déroulera dans cette ville où son père est agent des Postes. C’est en 1954 que la famille s’installe finalement à Alger. 

Diplômé de l’Ecole nationale d’administration, il effectue une longue carrière dans la fonction publique (  ministères de l’Intérieur et des collectivités locales, de la Culture, du tourisme et de l’artisanat, de la Communication ) avant de prendre sa retraite au terme d’une quarantaine d’années de service. 

Depuis, il mène deux vies parallèles, comme il le dit lui-même , « l’une de citadin algérois bercé par les q’sidates du Chaâbi et les mélodies du Hawzi et l’autre de montagnard à Kalâa Nath Abbas parmi ses canards, ses poules, ses chats et son âne ».