Auteurs

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Malika Chitour Daoudi

Née à Alger, Malika Chitour Daoudi y a fait toutes ses études, entourée de sa famille et de livres. Installée à Constantine, l’opticienne qu’elle est devenue se décide à sauter le pas, en se lançant dans l’écriture de son premier roman.

Fatima Moussa Babaci

Docteure en psychologie de l’université Paris Descartes et professeure en psychologie clinique à l’université d’Alger 2, Fatima Moussa-Babaci est directrice de projets de recherches au Centre de recherches en économie appliquée pour le développement ( CREAD ) et au laboratoire d’anthropologie psychanalytique et de psychopathologie de l’université d’Alger 2. Elle est conseillère auprès du ministère de l’Enseignement supérieur algérien pour les projets de recherches nationaux (CNEPRU) de 2014 à 2017, et présidente de l’Association internationale pour la recherche interculturelle ( ARIC) basée à Fribourg de 2013 à 2015.

Sabiha Benmansour

Professeur de langue et littérature françaises à l’Université Abou Bekr Belkaïd de Tlemcen, Sabiha Benmansour s’est particulièrement intéressée à l’œuvre de Mohammed Dib tout au long de sa carrière universitaire. Elle est présidente de l’Association La Grande Maison, dont elle est membre fondateur.
 

Keltoum Staali

Keltoum Staali est née et a grandi en France dans les années 60. Après des études de lettres modernes à l’Université d’Aix en Provence, elle s’installe à Alger à la fin des années 80 et travaille comme journaliste à Révolution Africaine, puis à Alger Républicain. Revenue en France au début des années 90, elle collabore avec  Le Matin, El Watan, Esprit Bavard, Raina, Recherches Internationales, tout en animant une bibliothèque de quartier. Elle publie des recueils de poésie ( Talisman, Identité Majeure ), un récit autobiographique ( Le Mimosa de Décembre ),  un roman ( Cœur noir ), et participe à des ouvrages collectifs. Actuellement, elle est professeure de lettres dans un collège du sud de la France, elle anime des ateliers d’écriture créative, tout en menant une recherche en théorie et pratique de la création littéraire et artistique dans le cadre d’un doctorat à l’Université d’Aix-Marseille.     

Mustapha Maaoui

Mustapha Maaoui Né le 12 août 1946 à Batna.
Professeur de chirurgie. Hôpital Bachir Mentouri de Kouba
1991 : membre fondateur du RAIS (Rassemblement des Artistes, Intellectuels et Scientifiques) avec Fanny Colonna, Slim, Oussama, Rachid Boudjedra…
1993 : président du Conseil de l’Ordre des médecins de la circonscription de Tizi-Ouzou puis vice-président du conseil national de l’ordre des médecins.
2008 : membre du comité de rédaction de la Revue française  de psycho-oncologie.
2012 : Président du Comité national de pédagogie chirurgicale.

Saad Khiari

Saad Khiari est cinéaste, diplômé de l’I.D.H.E.C  ( Institut des Hautes Études Cinématographiques de Paris ). Après avoir écrit durant de longues années dans de nombreux quotidiens et magazines,  il publie plusieurs ouvrages, dont Le soleil n’était pas obligé qui recevra le prix  Escale Littéraire en 2018, et Le fils du Caïd en 2019, aux éditions Hibr à Alger.

Tawfiq Belfadel

Né en 1990, Tawfiq Belfadel est enseignant de français, jeune écrivain et chroniqueur algérien. Titulaire d’un master en Civilisations et littératures francophones, il publie en Algérie un recueil de nouvelles, Sisyphe en Algérie (éd. Samar 2017), après des publications en France (Edilivre). En 2018, il reçoit le premier prix du concours international de la poésie La Différence (Abidjan). En 2019, il est finaliste du prix international de la nouvelle Alain Decaux. Il vit et travaille en Algérie. 

Louisette IGHILAHRIZ

Louisette Ighilahriz est née le 22 août 1936, au Maroc. Elle s’engage à vingt-et-un ans auprès des indépendantistes algériens du FLN lors de la bataille d'Alger ; recherchée en ville, elle fuit au maquis le 28 septembre 1957. Grièvement blessée dans une embuscade tendue par l'armée française, Louisette Ighilahriz est rapatriée d'urgence dans un hôpital où elle passera près de trois mois dans les locaux de la 10e DP (division parachutiste), où elle subira d'innommables tortures ; un médecin de l'armée française la fait transférer en prison alors que ses forces commencent à l'abandonner. 

Abderrezak Bouhara

Abderrezak Bouhara, né en 1934 à Collo et mort le 10 février 2013 à Alger, est un moudjahid, ministre, sénateur et membre du conseil de la nation algérien. Il fait des études au collège moderne et interrompt sa classe de terminale section-Math/élem du lycée d’Aumale à Constantine pour rejoindre l’Armée de libération nationale (ALN). De 1955 à 1977, il fait sa carrière dans l’armée comme officier de l’ALN puis à l’indépendance au sein de l’ANP, où il poursuit sa formation à l’école militaire de Homs en Syrie, il en sortira major de promotion. Il obtient une licence en sciences militaires de l’Académie de guerre du Caire et sera désigné comme premier officier de l’ANP en stage à l’Ecole d’État Major de Paris.

Ali Zamoum

Ali Zamoum est né le 20 octobre 1933 à Boghni (région de Tizi Ouzou, en Kabylie). Fils d’un des premiers instituteurs de la localité, il rejoint, avec son frère Mohamed (futur colonel Si Salah), l’école primaire de Boghni. Ali quitte l’école à l’âge de 11 ans. De retour au village Ighil Imoula, il fréquente les jeunes militants du Mouvement national, dont son frère deviendra au début des années 1950 secrétaire du centre municipal. Ce dernier sera arrêté en 1953 pour avoir fourni au parti nationaliste de la logistique appartenant à l’administration coloniale. Après un an de prison, il sera libéré au moment de la préparation de la guerre d’indépendance. Fin octobre 1954, Ali Zamoum reçoit de Krim Belkacem un texte, préparé par Mohamed Boudiaf et Mourad Didouche, qu’il devait « reproduire en millier d’exemplaires » après l'avoir fait dactylographié par le journaliste Mohamed El Aïchaoui. C’était la Proclamation du 1er Novembre.

Henri Alleg

Henri Alleg (Londres, 1921 - Paris 2013). Pseudonyme de Harry Salem. En 1940, il s'installe en Algérie et milite au sein du Parti Communiste Algérien. En 1951, il devient directeur du quotidien Alger républicain. Il entre dans la clandestinité en 1955, date d'interdiction de son journal en Algérie. Il continue cependant à transmettre des articles en France dont certains seront publiés par l'Humanité. Il est arrêté le 12 juin 1957 par les parachutistes de la 10eme D. P. au domicile de Maurice Audin, son ami arrêté la veille et qui sera torturé à mort. Henri Alleg est séquestré un mois à El-Biar où il est torturé et subit un interrogatoire mené après une injection de penthotal. Il est ensuite transféré au camp de Lodi où il reste un mois puis à Barberousse, la prison civile d'Alger. C'est là qu'il écrira La Question, dissimulant les pages écrites et les transmettant à ses avocats. Dans La Question, il raconte sa période de détention et les sévices qu'il y a subi, en pleine guerre d'Algérie.

Marcel Péju

Fils du résistant Elie Péju, directeur du journal Franc-Tireur après la guerre, Marcel est lui-même engagé dans la résistance, dans le réseau de son père, notamment après son passage dans la clandestinité comme réfractaire au STO. Il épouse Paulette Flachat (1919-1979), militante anticolonialiste. De la Libération à 1950, il travaille comme rédacteur au journal Lyon Libre, dirigé par André Ferrat et Victor Fay. Puis, il s'installe à Paris, où il est journaliste à Samedi-Soir et France-Dimanche. C'est après une interview de Jean-Paul Sartre que celui-ci lui propose d'entrer à la rédaction de la revue Les Temps Modernes, dont il devient, en 1953, le secrétaire général. A ce titre, il est, avec Jean Pouillon, le principal rédacteur des éditoriaux anonymes de la revue. Il se rapproche alors du mouvement nationaliste algérien, et notamment de l'Union démocratique du manifeste algérien et du mouvement pour le triomphe des libertés démocratiques. Il obtient notamment le soutien de son père pour que l'imprimerie de Franc-Tireur tire le journal de ce mouvement, L'Algérie libre, lorsque celui-ci est censuré. Il devient alors proche de Jean Rous, lui aussi rédacteur des Temps Modernes, qui le convainc du rôle déterminant du FLN dans la lutte pour l'indépendance de l'Algérie. Péju adhère alors à la fédération de France du FLN : il est responsable du bureau de presse des avocats du mouvement, et rédige des articles dans le journal El Moudjahid.