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Henri Alleg

Henri Alleg (Londres, 1921 - Paris 2013). Pseudonyme de Harry Salem. En 1940, il s'installe en Algérie et milite au sein du Parti Communiste Algérien. En 1951, il devient directeur du quotidien Alger républicain. Il entre dans la clandestinité en 1955, date d'interdiction de son journal en Algérie. Il continue cependant à transmettre des articles en France dont certains seront publiés par l'Humanité. Il est arrêté le 12 juin 1957 par les parachutistes de la 10eme D. P. au domicile de Maurice Audin, son ami arrêté la veille et qui sera torturé à mort. Henri Alleg est séquestré un mois à El-Biar où il est torturé et subit un interrogatoire mené après une injection de penthotal. Il est ensuite transféré au camp de Lodi où il reste un mois puis à Barberousse, la prison civile d'Alger. C'est là qu'il écrira La Question, dissimulant les pages écrites et les transmettant à ses avocats. Dans La Question, il raconte sa période de détention et les sévices qu'il y a subi, en pleine guerre d'Algérie.

Marcel Péju

Fils du résistant Elie Péju, directeur du journal Franc-Tireur après la guerre, Marcel est lui-même engagé dans la résistance, dans le réseau de son père, notamment après son passage dans la clandestinité comme réfractaire au STO. Il épouse Paulette Flachat (1919-1979), militante anticolonialiste. De la Libération à 1950, il travaille comme rédacteur au journal Lyon Libre, dirigé par André Ferrat et Victor Fay. Puis, il s'installe à Paris, où il est journaliste à Samedi-Soir et France-Dimanche. C'est après une interview de Jean-Paul Sartre que celui-ci lui propose d'entrer à la rédaction de la revue Les Temps Modernes, dont il devient, en 1953, le secrétaire général. A ce titre, il est, avec Jean Pouillon, le principal rédacteur des éditoriaux anonymes de la revue. Il se rapproche alors du mouvement nationaliste algérien, et notamment de l'Union démocratique du manifeste algérien et du mouvement pour le triomphe des libertés démocratiques. Il obtient notamment le soutien de son père pour que l'imprimerie de Franc-Tireur tire le journal de ce mouvement, L'Algérie libre, lorsque celui-ci est censuré. Il devient alors proche de Jean Rous, lui aussi rédacteur des Temps Modernes, qui le convainc du rôle déterminant du FLN dans la lutte pour l'indépendance de l'Algérie. Péju adhère alors à la fédération de France du FLN : il est responsable du bureau de presse des avocats du mouvement, et rédige des articles dans le journal El Moudjahid.

Haya Djelloul

Haya Djelloul est titulaire d’une thèse d’Etat (PHD) dirigée par Serge Bandartchouk, et est actuellement enseignant à l’institut des sciences de l’information et de la communication de l’université de Constantine. L’auteur jouit d’une grande estime, notamment pour sa production filmographique impressionnante et les nombreux travaux de recherche dans les domaines politique et économique.
Ainsi, plusieurs documentaires sur l’histoire contemporaine de l’Algérie ont été réalisés par l’auteur et produits par la télévision algérienne. 

Bellahsène Bali

Né à Tlemcen le 17 / 09 /1936, il a participé à la Guerre de libération de l’Algérie d’abord en qualité de fidaï en 1955, puis en qualité de moudjahid (combattant) au sein de l’Armée de Libération Nationale (ALN) jusqu’à 1958.
Depuis l’indépendance de l’Algérie en 1962, il fut à la tête d’un réseau d’agences de la Banque Nationale d’Algérie de l’ouest du pays.

Rabah Zamoum

Rabah Zamoum est le fils du chahid Mohamed Zamoum dit Colonel Si Salah, un des chefs de la Wilaya IV historique.

Mustapha Tounsi

Mustapha Tounsi (alias « Si Mahieddine ») est un haut fonctionnaire et écrivain algérien né le 27 septembre 1939 à Miliana (Algérie) et mort le 23 juillet 2018 à Alger.

Né le 27 septembre 1939 à Miliana (Algérie), Mustapha Tounsi est le fils de Tayeb Tounsi, originaire de Sidi Aissa et Mondovie (Dréan dans la wilaya de Annaba), et frère de Ali Tounsi(DGSN).

Abdellah Righi

Abdellah Righi est né le 16 août 1942 à Relizane. Très jeune, il rejoint le FLN puis l'ALN. Diplômé de l'École nationale d'administration d'Alger, il assuma diverses fonctions politiques, administratives ct législatives. Ses responsabilités ne l'ont jamais distrait de son intérêt pour l'histoire nationale. Cadre supérieur de l'Etat en retraite, il se consacre à la recherche historique sur les personnalités marquantes de sa région natale et sur le passé de celle-ci . 

Mohamed Chérif Ould Hocine

Mohamed Chérif Ould El Hocine est né à Hadjout le 11 août 1933. Ancien officier de l'ALN, il est issu d'une famille originaire de Aïn El Hammam à Tizi Ouzou. Après ses études primaires, il a pris conscience de l'injustice de l'ordre colonial. En 1956 Il rejoint alors les rangs de l'ALN dans la Wilaya IV historique, d'abord en tant que moussebel puis fidaï. Il est intégré au sein du commando Si Zoubir dans la zone II, avant de faire partie de la katiba El Hamdania. Membre du conseil sectoriel de Cherchell, responsable des renseignements et liaisons, il est nommé par la suite chef du secteur politico-militaire dans l'Ouarsenis (zone III), puis membre du conseil régional de Théniet El Had.
En 1958, blessé au cours de la bataille de Douar Siouf, il est évacué vers le Maroc pour y être soigné.
En 1960, il est envoyé en Hongrie pour y effectuer un stage professionnel à l'issue duquel il rejoint Tunis, siège du GPRA, en mai 1961.
Aujourd'hui, Mohamed Chérif Ould El Hocine se consacre à l'écriture de témoignages sur la Guerre d'indépendance. Ses livres sont édités dans trois langues (français, arabe et tamazight).

Hamou Amirouche

Hamou Amirouche est né à Tazmalt (Béjaia) en 1937. Après le Certificat d'Etudes primaires et trois années de labeur dans la forge de son père, il fut admis au Centre d'Apprentissage de Béjaia où il fut l'un des organisateurs de la grève des étudiants de mai 1956. Il rejoignit les maquis quelques mois après et devint le secrétaire particulier du Colonel Amirouche Aït Hamouda en 1957-1958. En mars 1958, il fut désigné par le Colonel pour faire partie d'une mission qui achemina le courrier et les fonds vers la Tunisie.
À Tunis, il fut nommé responsable du foyer des étudiants créé par Si Amirouche en 1957, mais sur ordre du Colonel, il reprit ses études, décrocha son baccalauréat et fut envoyé aux États-Unis où il obtint une licence en économie politique à l'Université de Wesleyan et un DEA en sociologie politique à l'Université du Colorado. En 1967, il entama sa carrière professionnelle au Ministère de l'Industrie et de l'Énergie. Après vingt ans dans le secteur public industriel, il prit sa retraite en 1987. En 1988-1989, il fut appelé à l'Institut d'études de stratégie globale (INESG) et participa à quelques-uns de ses travaux. En 1994, il rejoignit sa famille installée aux États-Unis et entama une nouvelle carrière de chercheur, de conférencier à Boston, puis d’enseignant universitaire à Mesa College, California State University (San Marcos) et University of California (San Diego). Hamou Amirouche est l’auteur de plusieurs publications académiques en français et en anglais, certaines accessibles sur http://hagereseb.com/hamouamirouche.com/
Il décéde à l’âge de 81 ans à San Diégo (Etats-unis)

Mabrouk Belhocine

Né à Chemini dans la wilaya de Bejaia en 1921, et licencié en doit de l’université d’Alger, il milita au sein du PPA de mars 1946 à juin 1949 en tant qu'avocat, il assure la défense de toutes les victimes de la répression.

Elu en mai 1953 conseiller municipal du second collège de Bejaia sur une liste UDMA en tant que progressiste, il n’avait cessé de dénoncer le système colonial, en particulier les conditions difficiles de la population musulmane. Fin décembre 1954, il adhère au FLN puis milita au sein de la Fédération de France jusqu’à 1957, avant de rejoindre Tunis en avril 1957. De juin 1958 à décembre 1959, il assume les fonctions de directeur du département devenu ministère de l'Armement et entre 1960 et 1961, il était désigné secrétaire général adjoint du ministère des Affaires étrangères. De novembre 1961 à mai 1962, il était chef de la mission du GPRA en Amérique latine. Député à l'Assemblée nationale constituante de 1962 -désigné par sa wilaya historique, la wilaya III-, il était réélu en 1964.

Kamel Bouguessa

Kamel Bouguessa, historien et auteur de l'ouvrage "Aux sources du nationalisme algérien", est certainement le mieux placé pour parler de l'enseignement de l'histoire en Algérie. En effet, ce sociologue de l'université d'Alger attendra seize ans pour faire publier sa thèse sur les premières heures du mouvement séparatiste algérien né au début des années 1920 dans l'immigration algérienne en France.

Annie Rey-Goldzeiguer

Annie Rey-Goldzeiguer, née le 12 décembre 1925 à Tunis et morte le 17 avril 2019 à Massiac, est une historienne, spécialiste de l'Algérie coloniale. Elle a soutenu une thèse sur les initiatives du Second Empire en Algérie et l'évolution des sociétés traditionnelles sous la colonisation : Le Royaume arabe. La politique algérienne de Napoléon III (1861-1870) en 1974.

Elle a aussi publié un ouvrage, reconnu important par tous les spécialistes de la période : Aux origines de la guerre d'Algérie, 1940-1945. De Mers-el-Kébir aux massacres du Nord-Constantinois, en 2002.