Auteurs

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Tawfiq Belfadel

Né en 1990, Tawfiq Belfadel est enseignant de français, jeune écrivain et chroniqueur algérien. Titulaire d’un master en Civilisations et littératures francophones, il publie en Algérie un recueil de nouvelles, Sisyphe en Algérie (éd. Samar 2017), après des publications en France (Edilivre). En 2018, il reçoit le premier prix du concours international de la poésie La Différence (Abidjan). En 2019, il est finaliste du prix international de la nouvelle Alain Decaux. Il vit et travaille en Algérie. 

Louisette IGHILAHRIZ

Louisette Ighilahriz est née le 22 août 1936, au Maroc. Elle s’engage à vingt-et-un ans auprès des indépendantistes algériens du FLN lors de la bataille d'Alger ; recherchée en ville, elle fuit au maquis le 28 septembre 1957. Grièvement blessée dans une embuscade tendue par l'armée française, Louisette Ighilahriz est rapatriée d'urgence dans un hôpital où elle passera près de trois mois dans les locaux de la 10e DP (division parachutiste), où elle subira d'innommables tortures ; un médecin de l'armée française la fait transférer en prison alors que ses forces commencent à l'abandonner. 

Abderrezak Bouhara

Abderrezak Bouhara, né en 1934 à Collo et mort le 10 février 2013 à Alger, est un moudjahid, ministre, sénateur et membre du conseil de la nation algérien. Il fait des études au collège moderne et interrompt sa classe de terminale section-Math/élem du lycée d’Aumale à Constantine pour rejoindre l’Armée de libération nationale (ALN). De 1955 à 1977, il fait sa carrière dans l’armée comme officier de l’ALN puis à l’indépendance au sein de l’ANP, où il poursuit sa formation à l’école militaire de Homs en Syrie, il en sortira major de promotion. Il obtient une licence en sciences militaires de l’Académie de guerre du Caire et sera désigné comme premier officier de l’ANP en stage à l’Ecole d’État Major de Paris.

Ali Zamoum

Ali Zamoum est né le 20 octobre 1933 à Boghni (région de Tizi Ouzou, en Kabylie). Fils d’un des premiers instituteurs de la localité, il rejoint, avec son frère Mohamed (futur colonel Si Salah), l’école primaire de Boghni. Ali quitte l’école à l’âge de 11 ans. De retour au village Ighil Imoula, il fréquente les jeunes militants du Mouvement national, dont son frère deviendra au début des années 1950 secrétaire du centre municipal. Ce dernier sera arrêté en 1953 pour avoir fourni au parti nationaliste de la logistique appartenant à l’administration coloniale. Après un an de prison, il sera libéré au moment de la préparation de la guerre d’indépendance. Fin octobre 1954, Ali Zamoum reçoit de Krim Belkacem un texte, préparé par Mohamed Boudiaf et Mourad Didouche, qu’il devait « reproduire en millier d’exemplaires » après l'avoir fait dactylographié par le journaliste Mohamed El Aïchaoui. C’était la Proclamation du 1er Novembre.

Henri Alleg

Henri Alleg (Londres, 1921 - Paris 2013). Pseudonyme de Harry Salem. En 1940, il s'installe en Algérie et milite au sein du Parti Communiste Algérien. En 1951, il devient directeur du quotidien Alger républicain. Il entre dans la clandestinité en 1955, date d'interdiction de son journal en Algérie. Il continue cependant à transmettre des articles en France dont certains seront publiés par l'Humanité. Il est arrêté le 12 juin 1957 par les parachutistes de la 10eme D. P. au domicile de Maurice Audin, son ami arrêté la veille et qui sera torturé à mort. Henri Alleg est séquestré un mois à El-Biar où il est torturé et subit un interrogatoire mené après une injection de penthotal. Il est ensuite transféré au camp de Lodi où il reste un mois puis à Barberousse, la prison civile d'Alger. C'est là qu'il écrira La Question, dissimulant les pages écrites et les transmettant à ses avocats. Dans La Question, il raconte sa période de détention et les sévices qu'il y a subi, en pleine guerre d'Algérie.

Marcel Péju

Fils du résistant Elie Péju, directeur du journal Franc-Tireur après la guerre, Marcel est lui-même engagé dans la résistance, dans le réseau de son père, notamment après son passage dans la clandestinité comme réfractaire au STO. Il épouse Paulette Flachat (1919-1979), militante anticolonialiste. De la Libération à 1950, il travaille comme rédacteur au journal Lyon Libre, dirigé par André Ferrat et Victor Fay. Puis, il s'installe à Paris, où il est journaliste à Samedi-Soir et France-Dimanche. C'est après une interview de Jean-Paul Sartre que celui-ci lui propose d'entrer à la rédaction de la revue Les Temps Modernes, dont il devient, en 1953, le secrétaire général. A ce titre, il est, avec Jean Pouillon, le principal rédacteur des éditoriaux anonymes de la revue. Il se rapproche alors du mouvement nationaliste algérien, et notamment de l'Union démocratique du manifeste algérien et du mouvement pour le triomphe des libertés démocratiques. Il obtient notamment le soutien de son père pour que l'imprimerie de Franc-Tireur tire le journal de ce mouvement, L'Algérie libre, lorsque celui-ci est censuré. Il devient alors proche de Jean Rous, lui aussi rédacteur des Temps Modernes, qui le convainc du rôle déterminant du FLN dans la lutte pour l'indépendance de l'Algérie. Péju adhère alors à la fédération de France du FLN : il est responsable du bureau de presse des avocats du mouvement, et rédige des articles dans le journal El Moudjahid.

Haya Djelloul

Haya Djelloul est titulaire d’une thèse d’Etat (PHD) dirigée par Serge Bandartchouk, et est actuellement enseignant à l’institut des sciences de l’information et de la communication de l’université de Constantine. L’auteur jouit d’une grande estime, notamment pour sa production filmographique impressionnante et les nombreux travaux de recherche dans les domaines politique et économique.
Ainsi, plusieurs documentaires sur l’histoire contemporaine de l’Algérie ont été réalisés par l’auteur et produits par la télévision algérienne. 

Bellahsène Bali

Né à Tlemcen le 17 / 09 /1936, il a participé à la Guerre de libération de l’Algérie d’abord en qualité de fidaï en 1955, puis en qualité de moudjahid (combattant) au sein de l’Armée de Libération Nationale (ALN) jusqu’à 1958.
Depuis l’indépendance de l’Algérie en 1962, il fut à la tête d’un réseau d’agences de la Banque Nationale d’Algérie de l’ouest du pays.

Rabah Zamoum

Rabah Zamoum est le fils du chahid Mohamed Zamoum dit Colonel Si Salah, un des chefs de la Wilaya IV historique.

Mustapha Tounsi

Mustapha Tounsi (alias « Si Mahieddine ») est un haut fonctionnaire et écrivain algérien né le 27 septembre 1939 à Miliana (Algérie) et mort le 23 juillet 2018 à Alger.

Né le 27 septembre 1939 à Miliana (Algérie), Mustapha Tounsi est le fils de Tayeb Tounsi, originaire de Sidi Aissa et Mondovie (Dréan dans la wilaya de Annaba), et frère de Ali Tounsi(DGSN).

Abdellah Righi

Abdellah Righi est né le 16 août 1942 à Relizane. Très jeune, il rejoint le FLN puis l'ALN. Diplômé de l'École nationale d'administration d'Alger, il assuma diverses fonctions politiques, administratives ct législatives. Ses responsabilités ne l'ont jamais distrait de son intérêt pour l'histoire nationale. Cadre supérieur de l'Etat en retraite, il se consacre à la recherche historique sur les personnalités marquantes de sa région natale et sur le passé de celle-ci . 

Mohamed Chérif Ould Hocine

Mohamed Chérif Ould El Hocine est né à Hadjout le 11 août 1933. Ancien officier de l'ALN, il est issu d'une famille originaire de Aïn El Hammam à Tizi Ouzou. Après ses études primaires, il a pris conscience de l'injustice de l'ordre colonial. En 1956 Il rejoint alors les rangs de l'ALN dans la Wilaya IV historique, d'abord en tant que moussebel puis fidaï. Il est intégré au sein du commando Si Zoubir dans la zone II, avant de faire partie de la katiba El Hamdania. Membre du conseil sectoriel de Cherchell, responsable des renseignements et liaisons, il est nommé par la suite chef du secteur politico-militaire dans l'Ouarsenis (zone III), puis membre du conseil régional de Théniet El Had.
En 1958, blessé au cours de la bataille de Douar Siouf, il est évacué vers le Maroc pour y être soigné.
En 1960, il est envoyé en Hongrie pour y effectuer un stage professionnel à l'issue duquel il rejoint Tunis, siège du GPRA, en mai 1961.
Aujourd'hui, Mohamed Chérif Ould El Hocine se consacre à l'écriture de témoignages sur la Guerre d'indépendance. Ses livres sont édités dans trois langues (français, arabe et tamazight).